Ecopsychologie – Conférence méditative

Samedi 6 Juillet de 14h à 16h, avec Charlotte Schwartz, dans le cadre des Journées Zen du Jardin des Cimes.
447 Route du docteur Davy Plateau D’Assy, Haute-Savoie.
Participation libre et consciente. 


Pour en savoir plus, contacter Charlotte Schwartz : 06.14.99.10.30 (contact@charlotte-schwartz-sophrologue.com) ou le Jardin des Cimes david@jardindescimes.com

L’écopsychologie se situe au carrefour de l’écologie et de la psychologie.

Elle constitue un domaine de recherche et d’expérimentations pratiques autour de la relation homme-nature.

Elle pose la question : « Comment les humains ont-ils pu en arriver à détruire l’écosystème dont leur propre survie dépend ? »

Elle cherche à comprendre ce qui fait que nous avons les moyens techniques pour mettre en place un mode d’existence qui prenne soin du vivant, mais que nous ne le faisons pas.

Elle considère que pour les besoins de notre système capitaliste basé sur le profit économique, nous maltraitons la nature autour de nous de la même manière que nous maltraitons notre nature intérieure.

Elle propose des moyens psychologiques, sensibles, théoriques, spirituels, relationnels et pratiques pour nous aider à  : 

– se remémorer notre appartenance à la nature

– ré-apprendre à vivre en relation avec elle et en étant à l’écoute des profondeurs de nous-même et de ce qui dépasse nos perceptions ordinaires– faire face à ce que, avec notre planète, nous avons à traverser actuellement en terme de déclin, de transformation, de deuil, d’incertitude de fin d’un monde et d’accueil du nouveau– comprendre ce qui nous a menés jusque dans cet extrêmité destructrice et à en tirer les enseignements pour l’avenir.Cette conférence pourra être ponctuée d’expériences sensorielle et d’écoute intérieure, et sera suivie, selon l’inspiration du moment par un petit atelier ou un temps d’échange … ou les deux, selon les personnes et les envies en présence !

Newsletter n° 21 Été 2019

Bonjour !

Un de nos amis, Serge Gibard, préoccupé de l’avenir de l’humanité, nous a récemment fait parvenir un écrit qui retranscrit ses réflexions depuis de nombreuses années. « Le progrès nous a procuré des bottes de sept lieues », déclare-t-il. « Avec elles, l’autre côté de la planète est à portée de téléphone… C’est formidable ! Ainsi chaussés, un bond jusqu’à la lune cesse d’être un exploit invraisemblable… L’ennui, c’est qu’en huit ou neuf mille ans, notre cerveau, lui, n’a pas, biologiquement parlant, eu le temps de s’adapter ; huit ou neuf mille ans, une bagatelle pour l’évolution ! Si bien que, dans un monde surchauffé par les ordinateurs et des moteurs de tous types, cet organe persiste à raisonner à l’aune d’enjambées humaines ! D’où une évaluation sous-estimée des conséquences ou de la gravité de nos actes. Nous ne voyons guère plus loin que le bout de notre nez ! »
Ce propos de notre ami se voit aujourd’hui parfaitement validé par le neurobiologiste, Sébastien Bohler, qui vient de publier un livre au titre évocateur : Le bug humain (Editions Robert Laffont).
Sous notre vernis de civilisé, nous fonctionnons encore avec un cerveau « incapable de voir au-delà de quelques décennies ». La cause en revient à notre striatum, un noyau cérébral profond qui nous vient de la nuit des temps et qui se trouve inondé de dopamine (l’hormone de la récompense, du plaisir immédiat) lorsque nous augmentons nos chances de survie : comme lorsque nous découvrons de la nourriture, que nous copulons, que nous devenons puissants ou que nous explorons de nouvelles ressources à exploiter.
Cette structure neuronale antédiluvienne n’a pas de limites : pour plus de sécurité, elle en veut toujours davantage ! Si son avidité ne posait guère de problèmes tant que nous n’étions outillés que de silex ou même de charrues et de faucilles, il n’en est plus de même à notre époque. Aujourd’hui, pour répondre à nos besoins premiers, notre formidable cortex a développé des technologies très sophistiquées dont nous bénéficions largement. Mais, voilà ! Sous l’emprise du striatum, il est programmé selon une idéologie de croissance sans fin. Comme l’explique Sébastien Bohler, « il paraît donc très difficile d’enrayer la logique du « toujours plus », qui est au cœur de notre constitution neuronale ». Même le souci de l’avenir pèse peu devant la force des impulsions vécues dans le présent, d’autant qu’elles sont sans cesse stimulées par une publicité au service des rendements financiers.
Sommes-nous donc condamnés à une destruction inéluctable en raison de la combinaison de notre cerveau ancien, si prégnant, avec notre technologie moderne, si puissante ? Serge Gibard pose la bonne question : comment garder nos bottes de sept lieues alors que notre cerveau ne voit pas plus loin que « la portée de notre regard » paléolithique ? 
Pas d’autre solution, dans ces conditions, que de muter ! Si elle ne veut pas être rayée de la carte planétaire, l’espèce humaine n’a d’autre choix que de « grandir dans sa tête ». Le petit poucet qui veut enfiler les bottes de sept lieues doit échapper à l’ogre pour atteindre sa pleine maturité.
Selon Sébastien Bohler, les solutions qui se dessinent sont de deux ordres :
– leurrer le striatum en valorisant d’autres sources de plaisir : l’acquisition de connaissances qui, en satisfaisant la curiosité, procurent des récompenses cognitives et l’altruisme qui, en faisant du bien à d’autres, nous rend joyeux
– muscler le cortex pour qu’il soit en capacité de résister au diktat du striatum, autrement dit s’appliquer à faire grandir notre conscience. Plus que jamais, le « connais-toi toi-même » est à l’ordre du jour.
Qu’on se le dise : « amener notre degré de conscience à un niveau comparable avec notre niveau d’intelligence sera sans doute un enjeu de premier plan pour l’avenir de notre espèce. »

Vous l’aurez compris : nous vous conseillons vivement d’emporter dans vos bagages de vacances Le bug humain. Vous pouvez aussi écouter en podcast l’émission de France Culture du 19 juin : « Pourquoi notre cerveau n’est pas écolo ? » https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/pourquoi-notre-cerveau-nest-pas-ecolo

Et, pour la rentrée, des ateliers sont déjà annoncés :

– « Ecopsychologie – stage pratique de sensibilisation », du 22 au 27 septembre à Orbey (massif des Vosges). Pour en savoir plus : http://eco-psychologie.com/ecopsychologie-stage-pratique-de-sensibilisation/
– « La nature comme support de coaching », du 26 octobre au 2 novembre à Plasne (Jura). Pour en savoir plus : http://eco-psychologie.com/deux-ateliers/

Bon été à chacun.e !

Serge Moscovici

(1925-2014), psychologue social, est l’un des principaux théoriciens de l’écologie politique. Entre autres ouvrages, il a publié Essai sur l’histoire humaine de nature en 1968, La société contre nature  en 1972, Hommes domestiques et hommes sauvages en 1974 et De la nature : pour penser l’écologie en 2002. Lire la suite → Serge Moscovici

La forêt

Documentaire à voir absolument !

mercredi 12 juin 21h00 sur France 3

FRANCE TERRES SAUVAGES

https://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/15434116-france-terres-sauvages/


Ecopsychologie – Stage pratique de sensibilisation

5 jours en résidentiel
Du 22 au 27 septembre 2019
à Orbey (massif des Vosges

Les enjeux actuels nous poussent à modifier en profondeur notre manière d’être en relation avec le vivant, en nous et autour de nous.
L’écopsychologie, née de la rencontre entre l’écologie et la psychologie, ouvre un champ d’exploration et de transformation propice à l’accompagnement de ce changement individuel et collectif.
Basée sur l’expérience sensible, cette session en propose un éclairage pratique et théorique.

POUR QUI ?
Ce stage s’adresse à toute personne désireuse d’enrichir ses expériences et connaissances dans ce domaine pour en nourrir sa vie quotidienne à titre personnel. Il s’adresse aussi aux thérapeutes, accompagnants, enseignants, éducateurs, guides et accompagnateurs, animateurs nature, souhaitant donner à leur pratique une dimension plus large qui tiendrait compte des enjeux actuels au niveau relationnel, social, et environnemental.

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS
Charlotte Schwartz : 06.14.99.10.30 / contact@charlotte-schwartz-sophrologue.com

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Newsletter n°20 Printemps 2019

Les temps de la mobilisation semblent venus !
Même dans les cercles de psychanalyse, on se réveille. « Résistons ! » s’écriait la présentatrice du symposium organisé par la Société suisse de psychanalyse, le 9 mars dernier à Genève. Le titre de la rencontre : « Ecologie et psychanalyse : la crise environnementale sur le divan ».
Jusqu’à présent, nous n’avions que très peu entendu les psychanalystes s’exprimer sur la question des dégâts planétaires. Harold Searles avait été le premier à aborder le sujet (en 1960 tout de même ! Cf. http://eco-psychologie.com/recherche/harold-searles/), mais il n’a guère été suivi par ses confrères.
Nous avions toutefois relevé, en 2010, la publication de l’ouvrage de Christophe Schaeffer, De la réparation. Analyse comparative et transversale : psychologie et écologie. Cet écrit offre l’intérêt d’avoir permis une réflexion croisée entre des spécialistes de la psyché et des spécialistes de l’écologie. Il y est reconnu que les réponses au besoin de « réparer » ne peuvent se trouver que « dans l’interaction productive entre l’écologie… et la psychologie ». Et la question posée en préambule n’étonnera pas les écopsychologues :
« Si la Planète va mal, n’est-ce pas d’abord parce que l’être humain lui fait subir ses propres désordres psychiques qui ont agi négativement sur elle ? »
Au symposium de Genève, ce 9 mars, Luc Magnenat a fait part à son auditoire d’un fait nouveau : l’expression par les consultants de leurs réactions douloureuses de prise de conscience devant les problèmes environnementaux. Il a rappelé qu’un travail de pensée sur ce qui mobilise nos sociétés est toujours à faire et qu’en ce domaine les psychanalystes ont leur propre quote-part de recherche à effectuer.
Nous vous recommandons le livre dont il a dirigé la publication, La crise environnementale sur le divan (Editions in Press, février 2019). Un diagnostic y est posé d’emblée : la crise environnementale est révélatrice d’un « trouble de la pensée à l’échelle de l’humanité ». En conséquence, l’ouvrage propose un espace pluridisciplinaire pour penser à plusieurs et pour que débattent entre eux des environnementalistes, des philosophes et des psychanalystes.  De la richesse de ces échanges, nous retenons trois points essentiels :
– La menace de l’effondrement du monde fait écho en chacun de nous à la crainte d’un effondrement personnel. C’est par l’accueil de la détresse, de la dépression, des sentiments de douleur et d’impuissance, liés à cet ébranlement, que nous pouvons favoriser un processus de deuil, nécessaire à l’émergence d’une créativité nouvelle.
– L’être humain étant « ainsi fait qu’il ne peut renoncer à une satisfaction que pour une autre satisfaction », nous devons nous poser la question : « qu’est-ce qui pourrait, dans notre culture, remplir un tel office… ? »
– La question dépassant largement notre dimension individuelle, c’est à plusieurs, au sein de groupes de travail qu’il nous faut « rêver » la transformation du monde.

Bon printemps à chacun.e !

Atelier : La nature comme support de coaching

du 26 octobre au 2 novembre 2019 à Plasne (Jura) avec Ilse Geusens

Ce stage vous permet de découvrir et de vous approprier
l’approche de la nature comme un miroir de notre inconscient
ou comme source d’inspiration. Des exercices de méditation,
d’analyse de problème, de lâcher-prise, de rituel, de
reconnexion à sa propre force “naturelle” et d’exploration de
nouvelles ressources sont expérimentées.
Cette approche est un support à l’accompagnement de vos
clients dans leur cheminement de développement personnel.
Vous découvrez une méthode que vous serez incité à enrichir en
y intégrant vos propres compétences et bagage professionnels.

Contact :
ilse@shizendo.eu
www.shizendo.eu
(0033)676.38.66.68

Décès de John Evans le 27 décembre 2018

C’est avec une grande tristesse que nous vous informons du décès brutal de notre collaborateur et ami, John Evans. Régulièrement, John nous tenait au courant des publications en anglais susceptibles d’alimenter notre newsletter. Par ailleurs, il nous aidait à traduire des textes sur l’écopsychologie.
De plus en plus inquiet pour l’avenir de l’humanité en raison de l’insuffisance des mesures prises pour lutter contre le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité, il nous disait encore très récemment que « même si tout était foutu, il fallait continuer à œuvrer pour le changement. »
Rester digne, se battre jusqu’au bout dans la voie qui fait sens pour nous, en gardant l’âme ouverte à la poésie du monde, tel était son conseil. Surtout, surtout, continuer à s’émerveiller devant les beautés que nous offre la Terre.
Nous gardons sa parole en nous comme un viatique.