Deux ateliers

La Nature comme support de coaching du 8 au 10 mai et du 5 au 7 juin à Plasne (Jura) avec Ilse Geusens

Ce stage vous permet de découvrir et de vous approprier
l’approche de la nature comme un miroir de notre inconscient
ou comme source d’inspiration. Des exercices de méditation,
d’analyse de problème, de lâcher-prise, de rituel, de
reconnexion à sa propre force “naturelle” et d’exploration de
nouvelles ressources sont expérimentées.
Cette approche est un support à l’accompagnement de vos
clients dans leur cheminement de développement personnel.
Vous découvrez une méthode que vous serez incité à enrichir en
y intégrant vos propres compétences et bagage professionnels.

Contact :
ilse@shizendo.eu
www.shizendo.eu
(0033)676.38.66.68

Ecopsychologie Soigner l’humain Respecter la Terre ?

Le samedi 2 mars à 18h à Aix les bains, Conférence méditative avec Charlotte Schwartz

L’humain détruit l’environnement dont sa survie dépend.Ce comportement aurait-il son origine dans une souffrance psychique collective et individuelle ? Quelles sont les voies possibles pour envisager une guérison du lien homme-nature ? Ces questions trouvent des réponses dans l’écopsychologie. A travers mon métier de thérapeute, je creuse ces recherches, en théorie et en pratique pour accompagner les individus et les groupes vers un nouveau rapport à eux même, aux autres et aux vivants non humains.Car si l’écologie seule touche à ses limites en demeurant scientifique et matérialiste, la psychologie et le développement personnel seuls risquent de renforcer l’individualisme. L’écopsychologie est née pour proposer une troisième voie, unifiante, où l’humain est considéré comme partie intégrante de l’écosystème. La possibilité d’un apaisement et d’une qualité de conscience nouvelle s’ouvre alors. Le quotidien et la vie sur terre pourraient s’en trouver ré-enchantés. Cette conférence sera animée de manière à vous proposer d’entrer en contact avec la vie en vous. Les apports théoriques seront des invitation à sentir, penser par soi-même en passant par l’intelligence spontanée de votre corps, de votre cœur et peut-être bien de votre imaginaire …
Prenez donc un coussin et de bonnes chaussettes douces plutôt qu’un papier et un stylo car …
En un mot, il s’agira d’une « confexpérience »!

Lieu : Association Ressources – 70 chemin Edouard Colonne – Aix Les Bains.

Participation consciente
Inscription auprès de Nadine Burdin (Nombre de places limité) : nadine.burdin@wanadoo.fr

Décès de John Evans le 27 décembre 2018

C’est avec une grande tristesse que nous vous informons du décès brutal de notre collaborateur et ami, John Evans. Régulièrement, John nous tenait au courant des publications en anglais susceptibles d’alimenter notre newsletter. Par ailleurs, il nous aidait à traduire des textes sur l’écopsychologie.
De plus en plus inquiet pour l’avenir de l’humanité en raison de l’insuffisance des mesures prises pour lutter contre le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité, il nous disait encore très récemment que « même si tout était foutu, il fallait continuer à œuvrer pour le changement. »
Rester digne, se battre jusqu’au bout dans la voie qui fait sens pour nous, en gardant l’âme ouverte à la poésie du monde, tel était son conseil. Surtout, surtout, continuer à s’émerveiller devant les beautés que nous offre la Terre.
Nous gardons sa parole en nous comme un viatique.

Felix Guattari et l’écosophie

Auteur de l’ouvrage Les trois écologies, paru en 1989, Félix Guattari (1930-1992) est un psychanalyste et philosophe qui a développé le concept d’écosophie. Dans l’esprit de ce penseur, il est clair que l’écologie environnementale ne peut être abordée que dans son lien avec deux autres écologies : l’écologie sociale et l’écologie mentale.
En savoir plus →

Marie Romanens : «La nature ravive l’archaïque en l’homme»

Interview de Pascale Senk le 01.07.2018 pour Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/07/01/01008-20180701ARTFIG00178-marie-romanens-la-nature-ravive-l-archaique-en-l-homme.php

 

LE FIGARO. – Les scientifiques, les environnementalistes ont quelque chose à dire sur la nature. Mais qu’en est-il d’une psychologue comme vous ?

Marie ROMANENS. – Il est vrai que l’on n’évoque guère le rapport au monde sauvage durant nos études universitaires. En revanche, la clinique nous donne de nombreuses occasions d’en entendre parler par les patients. J’y étais évidemment très sensible car, dans mon histoire personnelle, la nature avait joué un rôle essentiel. J’étais une enfant assez triste et solitaire. Mes parents avaient été frappés par divers drames et
deuils. Heureusement, j’allais passer de longues heures sous les pins dans notre région, l’Ardèche nord. Grâce à cette fréquentation intense, je me reconstituais comme une enveloppe protectrice et vivifiante qui me manquait par ailleurs. Car il y a une expérience charnelle et psychique de la nature. Quand mes patients en témoignaient, je n’en doutais pas.

Que vous en disaient-ils ?

Cette évocation apparaissait souvent chez ceux qui déménageaient. Je me souviens de personnes originaires d’Afrique qui me racontaient leur choc lors de leur arrivée en France alors qu’elles avaient été élevées dans des paysages sauvages, luxuriants où les parfums et les couleurs étaient intenses. Leur identité s’était formée dans cet environnement sensoriel qui désormais leur manquait cruellement. Chez d’autres personnes, très
anxieuses, le souci de la dégradation de la planète prenait une place importante au côté des problématiques relationnelles avec leur famille. Je me souviens aussi de parcours où le retour à la terre natale, notamment dans un environnement rural, répondait chez une patiente à une libération et à une reconnaissance de ses besoins profonds.

Vous êtes désormais l’une des rares psychologues françaises à vous intéresser
à l’écopsychologie. Que stipule-t-elle ?

Au début des années 1960, Harold Searles, psychanalyste américain travaillant avec les psychotiques, a estimé que si notre structuration psychique se fait dans les liens que nous tissons avec les autres, notre famille, nos proches, l’école ou la culture, elle se fait aussi par notre lien avec notre environnement non humain et notamment la nature. Il suffit de mesurer la tonalité émotionnelle de quiconque selon que l’on vit entouré de
beaux paysages ou face à des barres d’immeubles. Pendant longtemps, les psychologues ne s’étaient pas intéressés à cette dimension de la nature, et les écologistes ou environnementalistes ne se préoccupaient guère de psychologie. Dans les années 1990, l’écopsychologie s’est développée en élaborant des ponts
entre ces disciplines. Et depuis 2000, elle prend davantage en compte les études scientifiques, notamment la psychologie de conservation, pour se recentrer sur l’expérimentation directe dans le milieu naturel.

Pourquoi est-ce important, selon vous, de prendre en compte cette dimension psychologique ?

La nature ravive l’archaïque en l’homme. Cela peut donner le meilleur, un sentiment de bien-être, d’apaisement, l’impression d’être «nourri» et revivifié. Mais cela peut aussi générer une régression et une idéalisation massive donnant lieu à toutes sortes de dérives comme nous avons pu le constater dans quelques ateliers «d’immersion dans la nature». Peut s’ensuivre alors une coupure avec le réel. Car si la nature est belle, si elle prodigue de nombreuses ressources à l’humain, si elle est bénéfique à sa santé physique et
psychique, elle peut aussi être destructrice et violente. Ce qui importe est de maintenir un lien avec elle car la déconnexion dans laquelle nous vivons aujourd’hui tue le vivant. Quand notre existence est fondée sur une vision séparant l’homme de la nature, elle devient mortifère.

Jean-Claude Génot vient de publier un nouveau livre : « Nature : le réveil du sauvage »

http://jne-asso.org/blogjne/wp-content/uploads/2017/11/Genot.jpg

« Plus nous cherchons à dominer la nature et plus le besoin de nature sauvage se fait sentir. Et même s’il est quasiment impossible de trouver des espaces où l’homme n’a jamais mis le pied, il existe des zones protégées où on laisse la nature évoluer librement. L’auteur cite ainsi plusieurs initiatives européennes inspirées de la « wilderness » américaine et consacre un chapitre à la forêt de Bialowieza, véritable sanctuaire de nature aujourd’hui menacé. Mais le sauvage surgit aussi là où on ne l’attend pas, herbes folles sur les trottoirs ou végétation et faunes luxuriantes dans la zone de Tchernobyl… Et si au fond, tout cela n’était qu’une question de regard ? Jean-Claude Génot nous invite à ouvrir nos sens et à nous défaire de notre vision anthropocentrée du monde. Pour lui, rien ne vaut l’immersion dans la nature qui permet de se sentir relié au vivant. Un livre très documenté, qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion. »

http://jne-asso.org/blogjne/tag/jean-claude-genot/

« Il sera bientôt trop tard » : le cri d’alarme de 15 000 scientifiques

Lundi 13 novembre, dans la revue Bioscience, un appel a été lancé par plus de 15 364 scientifiques de 184 pays (biologistes, physiciens, astronomes, chimistes, agronomes, spécialistes du climat ou des océans…) pour exhorter les responsables politiques à réagir afin de « freiner la destruction de l’environnement ».

https://www.franceculture.fr/environnement/alerte-de-15000-scientifiques-leurs-9-indicateurs-de-degradation-de-la-planete-analyses

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-inedit-15000-scientifiques-lancent-cri-alarme-etat-planete-69220/