En Nouvelle-Zélande, un fleuve vient d’être reconnu comme une personne

Le Parlement de Nouvelle-Zélande a considéré que le fleuve Whanganui disposait désormais de sa propre identité juridique.

Le fleuve Whanganui, le troisième plus long cours d’eau de Nouvelle-Zélande, est doté d’une « personnalité juridique » depuis mercredi 15 mars 2017. « Il aura sa propre identité juridique, avec tous les droits et les devoirs attenants« , a déclaré le ministre de la Justice Chris Finlayson.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/en-nouvelle-zelande-un-fleuve-vient-d-etre-reconnu-comme-une-personne_111345

« Dehors – Ces milieux qui nous transforment, Récits éco-biographiques nés d’ateliers d’écriture » de Dominique Cottereau

« De l’éducation ou de la formation, on a surtout exploré la part sociale. Mais on méconnaît ce qu’apporte l’environnement à nos apprentissages et à la construction de nos identités. Cet ouvrage tente donc de révéler, à partir de quelques récits de vie, ce que la nature nous apporte. Il est le résultat d’un travail d’écriture mené collectivement au cours d’un stage d’autobiographie environnementale. Le but est donc de participer à lever les inconscients écologiques qui dominent notre société contemporaine. Les animaux, les végétaux, les écosystèmes, portent une valeur existentielle comme nos vies humaines. »

Dominique Cottereau, Dehors – Ces milieux qui nous transforment, Récits éco-biographiques nés d’ateliers d’écriture, Février 2017, L’Harmattan.

« Ecopsychologie, Retrouver notre lien avec la Terre » de Michel-Maxime Egger

Ce petit recueil présente ce qu’est l’écopsychologie, ses origines et ses grandes lignes. Une synthèse très claire qui offre davantage de recul que l’ouvrage précédent du même auteur, Soigner l’esprit, guérir la Terre (Labor et Fides, 2015, voir notre analyse http://eco-psychologie.com/recherche/livre-soigner-lesprit-guerir-la-terre-introduction-a-lecopsychologie/).
Cette fois, les apports du domaine francophone sont nommés et les controverses davantage signalées. Même si l’ouvrage reste en partie influencé par le « Travail qui relie » selon Joanna Macy et même s’il ne pousse pas la critique d’une certaine tendance New Age autant que nous le souhaiterions, il se révèle être une bonne introduction à l’écopsychologie.

Michel Maxime Egger, Ecopsychologie, Retrouver notre lien avec la Terre, Editions Jouvence, collection Ecoconcept, janvier 2017.

Le singe et l’homme: un fragile dialogue

A écouter sur France culture, émission « Concordance des temps »: l’interview d’Eric BARATAY, « professeur à l’Université de Lyon, un spécialiste reconnu de l’histoire des animaux et dont les recherches savantes ont l’originalité de se placer non pas de notre point de vue d’humains, mais principalement de celui des bêtes que l’on appelle sauvages ».

https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/le-singe-et-lhomme-un-fragile-dialogue

L’influence de la Présence de Nature

Une conférence enregistrée en 2016 :

Les recherches ont montré des effets sur les apprentissages, sur les relations sociales, et sur la productivité au travail. L’idée de cette conférence est de montrer au travers de recherches scientifiques en psychologie et en médecine que la nature est bénéfique aux gens, et de proposer des moyens simples pour pouvoir bénéficier de ces bienfaits au quotidien.

par Jody Stefan, psychologue et doctorat en psychologie au Laboratoire CRPCC-LESTIC.

https://www.franceculture.fr/conferences/universite-bretagne-loire/sante-la-nature-peut-tout-et-fait-tout

« La vallée des loups »

le film de Jean Michel Bertrand est sorti en salle le 4 janvier 2017. Plus qu’un film, c’est un véritable plaidoyer pour le loup en France !

Synopsis de « La vallée des loups » :
Jean-Michel Bertrand a grandi au cœur des Alpes. Il se lance un pari fou : aller dans la montagne, dans des territoires encore secrets, à la recherche des loups. Pendant trois ans, il grimpe tout là-haut, dévoué à sa quête. Les conditions sont difficiles, entre le vent glacial, la neige et la pluie. Le matériel lui fait faux bond mais peu importe, il persévère, suit les traces de l’animal et finit par le rencontrer. Il avance pas à pas et finit par se faire accepter par la meute…

 

« Le suicide des Guarani – Comment la séparation entre l’homme et la nature peut affecter le psychisme »

« ‘De nombreux enfants souffrent’ nous dit Dilma Modesto, une agente de santé guarani du Brésil. Je veux que les enfants redeviennent comme ils étaient avant, lorsque tout allait bien’.
‘Avant’ c’était lorsque les Guarani chassaient librement sur leurs terres et plantaient du manioc et du mais dans leurs jardins… »
Pour en savoir plus → http://www.survivalfrance.org/textes/3278-suicides-guarani

Présentation du livre de Meredith Sabini sur Jung

Nous vous invitons à découvrir la remarquable anthologie réalisée par Meredith Sabini à partir des écrits de Carl Gustav Jung : The earth of the soul : C. G. Jung on Nature, Technology and Modern Life (« La Terre a une âme : C. G. Jung et la Nature, la Technologie et la Vie Moderne »). L’auteur y montre combien le psychiatre était préoccupé par notre état de déconnexion avec la Terre ainsi qu’avec nous-mêmes, les deux allant ensemble.
Nous avons fait un résumé de ce travail :
http://eco-psychologie.com/recherche/carl-gustav-jung/the-earh-has-a-soul/

 

Les diplomates

L’ouvrage de Baptiste Morizot vient de paraître aux Editions Wildproject. Il s’agit d’un « essai de philosophie animale » qui a pour titre exact « Les diplomates, Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant ». Il esquisse un monde où nous pourrons vivre « en bonne intelligence avec ce qui en, en nous et hors de nous, ne veut pas être domestiqué ».

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici comment l’auteur nous présente le loup :
« Symboliquement, le loup partage avec nous le sommet de la pyramide alimentaire : il est notre égal du point de vue écologique. C’est-à-dire un rival dans la perspective mythologique du destin humain de prééminence et domination sur toutes les espèces de la Terre. Son statut écologique en fait un opérateur métaphysique : son existence même remet en cause le mythe judéo-chrétien fondateur de notre élection et de notre préséance. En toile de fond, c’est ce mythe des origines que cette enquête entend questionner. »
Pour sortir du conflit historique avec l’animal, Baptiste Morizot propose un modèle diplomatique qui permette un rapprochement avec lui :
« Un tel dispositif serait assuré par des diplomates formés à « penser comme un loup », comme Aldo Leopold préconise de « penser comme une montagne » ».