Jean-Claude Génot vient de publier un nouveau livre : « Nature : le réveil du sauvage »

http://jne-asso.org/blogjne/wp-content/uploads/2017/11/Genot.jpg

« Plus nous cherchons à dominer la nature et plus le besoin de nature sauvage se fait sentir. Et même s’il est quasiment impossible de trouver des espaces où l’homme n’a jamais mis le pied, il existe des zones protégées où on laisse la nature évoluer librement. L’auteur cite ainsi plusieurs initiatives européennes inspirées de la « wilderness » américaine et consacre un chapitre à la forêt de Bialowieza, véritable sanctuaire de nature aujourd’hui menacé. Mais le sauvage surgit aussi là où on ne l’attend pas, herbes folles sur les trottoirs ou végétation et faunes luxuriantes dans la zone de Tchernobyl… Et si au fond, tout cela n’était qu’une question de regard ? Jean-Claude Génot nous invite à ouvrir nos sens et à nous défaire de notre vision anthropocentrée du monde. Pour lui, rien ne vaut l’immersion dans la nature qui permet de se sentir relié au vivant. Un livre très documenté, qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion. »

http://jne-asso.org/blogjne/tag/jean-claude-genot/

« Il sera bientôt trop tard » : le cri d’alarme de 15 000 scientifiques

Lundi 13 novembre, dans la revue Bioscience, un appel a été lancé par plus de 15 364 scientifiques de 184 pays (biologistes, physiciens, astronomes, chimistes, agronomes, spécialistes du climat ou des océans…) pour exhorter les responsables politiques à réagir afin de « freiner la destruction de l’environnement ».

https://www.franceculture.fr/environnement/alerte-de-15000-scientifiques-leurs-9-indicateurs-de-degradation-de-la-planete-analyses

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-inedit-15000-scientifiques-lancent-cri-alarme-etat-planete-69220/

« Le souci de la nature. Apprendre, inventer, gouverner »

Le souci de la nature  Cynthia Fleury et Anne-Caroline Prévot, 27 avril 2017, CNRS Editions

La nature nous relie les uns aux autres et à l’ensemble du vivant.
Mais quelles expériences avons-nous aujourd’hui de la nature ?
Celles-ci, ou leur absence, façonnent-elles nos façons de vivre et de penser, d’agir et de gouverner ? Existe-t-il une valeur ajoutée de l’expérience de nature pour l’éthique et la politique ? Il est urgent de préserver un « souci de la nature » qui soit au cœur des institutions, des politiques publiques, de nos dynamiques de transmission et d’apprentissage.

Cet ouvrage, s’affranchissant des frontières disciplinaires, interroge, de l’enfance à l’âge vieillissant, de l’individu aux différents collectifs qui organisent nos vies, la spécificité des expériences de nature, et de leur éventuelle extinction, l’hypothèse de l’amnésie environnementale, ou à l’inverse les nouveaux modes de partage et de reconnexion avec la nature, et leur continuum avec notre humanisme.

Une invitation à inventer un mode de partage.

 

« Le grand secret du lien »

Un projet d’éducation en connexion avec la nature :
De septembre 2017 à septembre 2018, sur la proposition du conseil des Sages, 5 groupes d’enfants et de jeunes, venus de différentes régions de France vivent un voyage avec la nature: ils vont mener l’autre quête.
Ils sont accompagnés par les passeurs et les guides, pour retrouver ce qui les unit au vivant, au minéral, à la Terre. Avec les témoins, ils ont la mission de révéler au monde Le grand secret du Lien.

http://www.legrandsecretdulien.org

« Les relations Homme-Nature dans la transition agroécologique »

Sous la direction de Aurélie Javelle, ethnologue, ingénieure de recherche à Montpellier SupAgro, L’Harmattan a publié en octobre 2016 : Les relations Homme-Nature dans la transition agroécologique.

« Face à la crise environnementale, l’humain cherche des voies pour sortir de l’impasse qu’il s’est lui-même construite. L’agriculture est pleinement concernée par ces enjeux. Ce livre part du principe que la transition vers des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement ne peut être durable sans prendre en compte les facteurs culturels et les systèmes de valeurs individuels et collectifs des acteurs vers le vivant. En s’adressant à tout public soucieux de questionner ses relations à l’environnement, cet ouvrage ambitionne d’apporter une contribution à une transition agroécologique efficiente. »

Ou comment, à partir d’une réflexion novatrice sur la relation Homme-Nature, penser la transition agroécologique.
Cf. http://www.afie.net/IMG/pdf/Les_relations_hommes_nature–1.pdf

Quand « l’écologie profonde » était traînée dans la boue

« Mais pourquoi Arne Naess, ce penseur lu dans le monde entier est-il resté si longtemps inconnu en France? La faute à un certain Luc Ferry, nous explique le philosophe Hicham-Stéphane Afeissa. »
Interview de Hicham-Stéphane Afeissa par Eric Aeschimann, le 9 avril 2017.
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20170403.OBS7491/quand-l-ecologie-profonde-etait-trainee-dans-la-boue.html

 

En Nouvelle-Zélande, un fleuve vient d’être reconnu comme une personne

Le Parlement de Nouvelle-Zélande a considéré que le fleuve Whanganui disposait désormais de sa propre identité juridique.

Le fleuve Whanganui, le troisième plus long cours d’eau de Nouvelle-Zélande, est doté d’une « personnalité juridique » depuis mercredi 15 mars 2017. « Il aura sa propre identité juridique, avec tous les droits et les devoirs attenants« , a déclaré le ministre de la Justice Chris Finlayson.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/en-nouvelle-zelande-un-fleuve-vient-d-etre-reconnu-comme-une-personne_111345

« Dehors – Ces milieux qui nous transforment, Récits éco-biographiques nés d’ateliers d’écriture » de Dominique Cottereau

« De l’éducation ou de la formation, on a surtout exploré la part sociale. Mais on méconnaît ce qu’apporte l’environnement à nos apprentissages et à la construction de nos identités. Cet ouvrage tente donc de révéler, à partir de quelques récits de vie, ce que la nature nous apporte. Il est le résultat d’un travail d’écriture mené collectivement au cours d’un stage d’autobiographie environnementale. Le but est donc de participer à lever les inconscients écologiques qui dominent notre société contemporaine. Les animaux, les végétaux, les écosystèmes, portent une valeur existentielle comme nos vies humaines. »

Dominique Cottereau, Dehors – Ces milieux qui nous transforment, Récits éco-biographiques nés d’ateliers d’écriture, Février 2017, L’Harmattan.

« Ecopsychologie, Retrouver notre lien avec la Terre » de Michel-Maxime Egger

Ce petit recueil présente ce qu’est l’écopsychologie, ses origines et ses grandes lignes. Une synthèse très claire qui offre davantage de recul que l’ouvrage précédent du même auteur, Soigner l’esprit, guérir la Terre (Labor et Fides, 2015, voir notre analyse http://eco-psychologie.com/recherche/livre-soigner-lesprit-guerir-la-terre-introduction-a-lecopsychologie/).
Cette fois, les apports du domaine francophone sont nommés et les controverses davantage signalées. Même si l’ouvrage reste en partie influencé par le « Travail qui relie » selon Joanna Macy et même s’il ne pousse pas la critique d’une certaine tendance New Age autant que nous le souhaiterions, il se révèle être une bonne introduction à l’écopsychologie.

Michel Maxime Egger, Ecopsychologie, Retrouver notre lien avec la Terre, Editions Jouvence, collection Ecoconcept, janvier 2017.

Le singe et l’homme: un fragile dialogue

A écouter sur France culture, émission « Concordance des temps »: l’interview d’Eric BARATAY, « professeur à l’Université de Lyon, un spécialiste reconnu de l’histoire des animaux et dont les recherches savantes ont l’originalité de se placer non pas de notre point de vue d’humains, mais principalement de celui des bêtes que l’on appelle sauvages ».

https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/le-singe-et-lhomme-un-fragile-dialogue